Cette sculpture en bois du 14e siècle représente un saint, peut-être un apôtre. L’absence d’attribut rend son identification impossible.

Il est vêtu d’une tunique à col rond et d’un manteau. Il est pieds nus et porte la barbe. L’ensemble était à l’origine entièrement peint puisque des restes de polychromie sont visibles sur le bois. C’était le cas de toutes les sculptures au Moyen Âge.

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La Sculpture

Le corps de la statue est constitué d’un important morceau de bois de chêne.

Les deux avant-bras et mains, aujourd’hui disparus, étaient des morceaux rapportés. Des manques sont également à observer au niveau de la base et du pied gauche. La statue présente quelques fentes et fissures. Les plus importantes se sont développées verticalement et sont liées au dessèchement naturel du bois.

Xylographie de Hans Burgkmair datant du 16e siècle
et illustrant la taille d’une sculpture maintenue
horizontalement dans un étau.

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La restauration

En 2018, cette sculpture a fait l’objet d’une étude et d’une restauration menées par Manon Joubert, conservatrice-restauratrice, dans les ateliers du C2RMF (Centre de recherche et de restauration des musées de France).

La sculpture a fait l’objet d’un dépoussiérage, d'un refixage, d’un nettoyage, d’un travail de dégagement partiel de polychromie et de retouches.

Avant                                Après
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La polychromie

La restauratrice et les ateliers du C2RMF ont identifié plusieurs repeints appliqués sur la couche originale.

Sur l’avers du manteau, 6 repeints ont été observés alternant le rouge et le bleu.

Sur le revers du manteau, on compte 9 niveaux de polychromie : rose, bleu, rouge, vert, bleu, beige, blanc puis bleu.

Sur la tunique, on compte 7 niveaux : mauve, rouge, bleu avec motifs, vert, vert, blanc et orange.

Pour les carnations, on compte 6 niveaux, du blanc rosé à rose en passant par le beige.

Hypothèses de restitution des couleurs à partir de l’observation

Il est difficile, aujourd’hui, de relier les repeints entre eux : quelle couche du manteau correspond à quelle couche de la tunique ?
L’intervention a visé à rendre plus lisible la sculpture, notamment le traitement délicat du drapé.